Adhérez au C.C.N.V., respectez les berges et protégez les droits fondamentaux !
Chers amis sportifs,
Une réglementation de la ville de Mt-Tremblant (2003-645) pourrait très prochainement restreindre le droit de pratiquer les sports nautiques sur le Lac Mercier. Nous apprenons que le processus est très avancé et le règlement est en attente de publication dans la Gazette 1 du Gouvernement Canadien. De plus, des discussions seraient en cours en vue de restrictions sur le lac Tremblant.
Si la résolution 2003-645 est agréée par le Bureau de la sécurité nautique de Transport Canada, le Lac Tremblant serait, dès ce moment, un des derniers plans d'eau sans restrictions à la conduite d’embarcations à moteur à proximité du Mont-Tremblant.
Le Lac Mercier deviendrait alors un exemple pour ceux qui voudraient une règlementation trop stricte au Lac Tremblant. Sans actions proactives ou préventives des amateurs de sports nautiques, nous croyons que la tendance sera difficile à renverser. Nous désirons également faire valoir que, bien que les sports nautiques soient très visibles, ils sont moins nuisibles pour l'environnement que plusieurs autres activités utilisant des embarcations animées de moteurs "deux temps" en eaux peu profondes par exemple.
L'Association des Skieurs Riverains de Tremblant (ASRT) fut lancée le 18 mars 2006. Elle est un regroupement d'amateurs de sports nautiques qui représentent les skieurs, leurs familles et leurs enfants afin de protéger le droit de pratiquer librement et de façon sécuritaire le ski nautique.

L'ASRT est un projet à long terme afin de permettre un encadrement durable des sports nautiques dans la région de Tremblant et d'entretenir un dialogue avec les intervenants des Lac Mercier et Tremblant. Elle fait activement la promotion de la sécurité, de la bonne conduite et de la courtoisie, sur l'eau et auprès des riverains.
La plate-forme de l’ASRT est en harmonie avec le Guide des administrations locales qui doit être appliqué par le Bureau de la sécurité nautique de Transport Canada et suivi par les municipalités lorsque vient le temps de gérer les eaux navigables sur leur territoire. Notre association fait donc la promotion d’un « Code de conformité volontaire », à la place de restrictions à la conduite de bateaux. Des restrictions trop contraignantes deviennent coûteuses et difficiles à appliquer pour les municipalités. Elles font rarement consensus chez les citoyens et réduisent de façon non-négligeable la valeur des propriétés riveraines car les plans d’eau permettant la navigation de plaisance sont plus recherchés.
Sur le terrain, l’ASRT fait la promotion d’une « Limite de vitesse riveraine » à 60 mètres de la berge. Cette zone représente le double du standard canadien qui est de 30 mètres. Cette dernière fût très efficace et économique, ailleurs au Canada, pour régler les problèmes liés à la navigation près des rives. À 60 mètres, nous sommes convaincus que cette limite sera doublement efficace.
D’autre part, l’ASRT s’oppose à toute restriction visant spécifiquement les sports nautiques, sans aucune restriction pour les autres embarcations à moteur, comme le propose la résolution 2003-645. En effet, avec cette résolution, rien n’empêcherait les autres embarcations à moteur de circuler librement et en tout temps. Ce n’est qu’à partir du moment où un plaisancier tire quelqu’un qu’il contreviendrait à un règlement.
Nous pensons que la résolution 2003-645 n’améliore pas la sécurité nautique sur le lac Mercier, bien au contraire. Aussi, elle privilégie un « style de vie » par rapport à un autre. Nous pensons que les préoccupations des riverains qui sont amateurs de ski nautique n’ont pas été pris en considération dans le libellé de la résolution 2003-645.
Imaginez un instant si au lieu de proposer :
"Interdiction de tirer une personne sur skis nautiques, planche de surf ou autre équipement semblable, sauf de 10 heures à 18 heures et de 19 heures à 20 heures",
la résolution se lisait par exemple :
"Interdiction de conduire un ponton ou autre embarcation semblable, sauf de 10 heures à 18 heures et de 19 heures à 20 heures".
Les amateurs de ce type de navigation auraient été bien déçus de se voir restreindre leur activité de plaisance. Les amateurs de sports nautiques auraient pu plaider que ces embarcations devraient être limitées à certaines heures car elles font de la vague en circulant à trop basse vitesse (elle sont incapables de planer sur l’eau), qu’elles font plus de bruits et rejettent plus de polluants car elles sont en majorité animées de moteurs « deux temps ». En plus, elles risquent de multiplier les algues myriophiles car elles peuvent plus facilement naviguer en eaux peu profondes, là où ce type de végétation peut proliférer.
Heureusement, les faits sont qu’il n’y a pas de trafic dense sur le lac Mercier et que ce lac s’est avéré inchangé depuis 15 ans, selon l’étude environnementale disponible sur le site internet de la ville de Mont-Tremblant. Nous pensons donc qu’une réglementation restreignant une activité en particulier n’est pas nécessaire sur le lac Mercier, pas pour les pontons, ni pour les pêcheurs et pas plus pour les activités de remorquage.
À l’ASRT, nous pensons qu’il y a de place pour tous les plaisanciers sur le lac Mercier, à condition que tous adhèrent à un code de conformité volontaire. Nous pensons que pêcheurs, pontons et activités de remorquage peuvent cohabiter ensemble lorsque tous s’accordent pour faire bon voisinage.
Les amateurs de sports nautiques sont près à promouvoir un code de conformité volontaire et à respecter les berges à condition de pouvoir jouir des eaux navigables dans un contexte sécuritaire (eau calme – sans vent – sans vague – sans trafic dense), c’est à-dire sans restrictions sur les heures de pratique.
Il deviendrait bien difficile pour n’importe quelle association de plaisanciers de faire une promotion efficace de la courtoisie nautique et de la protection des berges si des restrictions sur les heures de pratique sont imposées. Nous pensons que la résolution 2003-645 est porteuse de nombreux conflits entre riverains et pourrait être difficile à appliquer sur le « terrain ». De plus, il serait dommage que l'héritage de Tremblant en matière de sports nautiques ne soit pas transmis aux générations futures.
Au nom des nombreux amateurs de sports nautiques et des membres de leurs familles, ainsi que des riverains qui favorisent un code de conformité volontaire à la place de restrictions à la conduite d’embarcations à moteur, nous demandons à la ville de Mont-Tremblant de décréter, dans les plus brefs délais, un moratoire des procédures visant l’agrément de la résolution 2003-645 par l’agent du Bureau de la sécurité nautique responsable du dossier du lac Mercier, M. Jérôme Bélanger.
Ceci afin de permettre :
- Une consultation large et claire sur des amendements à apporter à la résolution 2003-645.
- L’agrément d’un « code de conformité volontaire » avant d’imposer une restriction sur la conduite d’embarcations à moteur.
Espérant pouvoir vous compter parmi les nombreux adhérents au Code de Courtoisie Nautique Volontaire (C.C.N.V.), nous vous invitons à signifier dès maintenant votre opposition à la résolution 2003-645. Vous pouvez le faire en quelques minutes à l'aide de notre site en imprimant la lettre d'opposition.
Pour imprimer la lettre d'opposition en format PDF, cliquez ici.
Svp, veuillez transmettre votre lettre signée à la page 1 et initialisée aux annexes 1 et 2 à l'un de nos Administrateurs
ou bien, par télécopieur au 514.630.5711 ou au 613.527.3468.
Veuillez recevoir nos salutations distinguées.
Les Administrateurs - Section Lac Mercier
- Marc Bourdon
- François Chartrand
- André Roy